Au risque de caricaturer le personnage, on a souvent situé Ataturk à mi-chemin entre De Gaulle, Mao et Alexandre le Grand, à moins qu'il ne tienne de Robespierre, Lénine ou Nehru... A la fois libérateur, réformateur et guide suprême du peuple turc, l'homme ne s'est pas contenté de rassembler les vestiges de l'Empire Ottoman pour en faire une nouvelle nation. Il a également posé les bases d'un culte inébranlable qui, au contraire d'autres cas nés du XXe siecle, fait toujours en Turquie la quasi-unanimité.